Tout le monde se souvient de la tempête qui a sévi sur le sud du Québec le 17 février dernier. Que dis-je, une tempête... un ouragan, un cataclysme, une catastrophe nationale pendant laquelle on aura vu souffler des vents de... tenez-vous bien... plus de 90 Km/h ! Cette catastrophe a d’ailleurs plongé dans le noir plus de 150000 abonnés d’Hydro-Québec, c’est bien la preuve que ça ne rigolait pas.
Mais le cyclone ne s’est pas contenté d’abattre le réseau électrique indestructible du Québec. Il s’est aussi attaqué au trains. C’est ainsi que 5 wagons (certains disent 6) de la compagnie "Canadien Pacifique" ont déraillé sur le pont ferroviaire parallèle au pont Mercier, dans la région de Montréal. Sous les assauts du vent, ces wagons ont pris un gîte de 45 degrés et ont bloqué la voie.
Dans n’importe quel autre pays développé, le redressement de ces wagons (au nombre considérable de 6, je le rappelle) aurait pris quelques jours, mettons 4 jours en comptant large. Mais n’oublions pas que nous sommes au Québec. Aujourd’hui, ça fait 16 jours que l’événement s’est produit, et la voie ferrée est toujours bloquée. Le rétablissement de la circulation des trains sur la ligne Montréal/Delson-Candiac est prévue par l’Agence Métropolitaine de Transports pour le mercredi 8 mars, si Dieu le veut. Depuis plus de deux semaines, le usagers du train doivent prendre le bus de remplacement.
Ici, on a coutume de se "péter les bretelles" et de dénigrer ce qui se passe ailleurs. On a aussi l’habitude de sombrer dans le ridicule et de s’acharner à prouver, jour après jour, qu’il ne tue pas.

-----> ben ouais