Les employés-Kleenex

11.03.2006 | Mis à jour le 12.03.2006 | Jean-Claude
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(JPEG) Au Québec, il y a deux sortes de salariés : les syndiqués (40%) et les autres. Parmi ces derniers, les professionnels recherchés qui peuvent échapper aux filets protectionnistes des Ordres professionnels arrivent à tirer leur épingle du jeu. Ils sont bien payés, bénéficient de confortables avantages sociaux et leur emploi est assuré par leur rareté. J’ai la chance de faire partie de ceux-là. Pour tous les autres, ceux dont la valeur sur le marché du travail est faible parce que moins qualifiés et plus nombreux, le « personnel Kleenex », c’est beaucoup moins facile.

Depuis bientôt 6 ans qu’elle est à Montréal, mon épouse cherche un poste stable d’assistante administrative. Tout ce qu’elle a réussi à trouver jusqu’à présent ce sont des contrats de quelques mois à un an, renouvelés ou pas et entrecoupés de périodes de chômage durant jusqu’à huit mois. Il faut dire qu’ici, la loi autorise les employeurs à faire des contrats de la durée qu’ils désirent et les renouveler autant de fois qu’il le souhaitent. C’est ainsi qu’une part non négligeable du salariat québécois est plongée encore plus que les autres dans la précarité.

Quand je dis que mon épouse n’a pu décrocher que des contrats temporaires, ce n’est pas tout à fait vrai. Une fois, chez Bombardier Aéronautique, un contrat s’est prolongé par une embauche, un CDI. Six mois après, alors que le service dans lequel elle travaillait avait d’excellents résultats, survint une restructuration. Elle se trouva à nouveau à la rue et dut se rabattre encore une fois sur un contrat d’un an.

Dans les entreprises québécoises, il y a une très grande différence de condition entre les employés temporaires, les « Kleenex » et les employés permanents, et à tous les niveaux.

Les salaires des temporaires sont en général plus bas que ceux des permanents. En 2000, l’opérateur de téléphonie Bell Mobilité engageait du personnel temporaire pour son service à la Clientèle. Ce personnel était payé 11$ de l’heure contre 14$ pour les permanents. En plus de devoir travailler lorsque les employés ne voulaient pas (réveillons de Noël et de jour de l’an, jours fériés, etc...) ils n’étaient même pas prioritaires lorsqu’un poste permanent s’ouvrait. Ils devaient déposer leur candidature comme n’importe qui. Je parle au passé, mais je ne suis pas certain que ces pratiques ne soient plus en vigueur.

Les vacances légales au Québec sont de 2 semaines pour ceux qui ont moins de 5 ans d’ancienneté, et 3 semaines pour les autres. Un employé temporaire, par définition, n’a pas d’ancienneté. Il est donc condamné à vie à 2 maigres semaines de congés payés que souvent il ne peut pas prendre en même temps que les autres, puisqu’il les remplace. Et encore, il n’aura droit à 2 semaines que s’il parvient à rester plus d’un an dans un poste, car sinon c’est au prorata : pour 6 mois d’ancienneté, c’est seulement 1 semaine que le « Kleenex » aura. Et si, la mission terminée, il se retrouve au chômage, cette semaine sera immédiatement absorbée dans le délai de carence avant de toucher les premières allocations.

Les assurances médicales et dentaires sont réservées en général aux employés permanents. Il arrive quelquefois que les temporaires bénéficient d’une assurance médicale, mais elle rembourse souvent moins bien que celle réservée aux employés réguliers. Lorsqu’ils n’ont pas du tout d’assurance médicale et qu’ils ne sont pas couverts par l’assurance de leur conjoint, les temporaires doivent se contenter du Régime d’Assurance-médicaments du Québec. Pour les examens comme par exemple les prises de sang, ils doivent aller dans un hôpital public au milieu d’une foule de retraités indigents s’ils ne veulent pas en être de leur poche. Quant aux assurances couvrant les frais dentaires, la Rolls des avantages sociaux, les « Kleenex » en sont privés et sont contraints d’assumer des soins exorbitants de leur poche, de la même façon qu’ils assument le prix des réparations de leur voiture si celle-ci n’est plus sous garantie.

Pour leur retraite, les employés permanents des grosses entreprises bénéficient souvent d’un fond de retraite ou ont accès à des placements privilégiés. Les « Kleenex », eux, n’ont droit à rien et doivent mettre eux-mêmes de côté de l’argent qui leur servira de complémentaire-retraite. En effet, ici, l’employeur n’est pas tenu de contribuer à la retraite des salariés qui doivent eux-mêmes amputer un salaire souvent maigre pour ne pas tomber dans la misère à l’arrivée de leurs vieux jours.

Accessoirement, les « Kleenex » ne bénéficient pas d’autres petits avantages comme par exemple la proximité du stationnement. Il y a quelques années, dans l’entreprise pharmaceutique « Wyeth » de St-Laurent, le parking des temporaires était à 200 mètres de l’entrée du site, alors que les permanents pouvaient se garer à côté de l’entrée. Ça peut sembler futile, mais il ne faut pas oublier que nous sommes au Québec et qu’en hiver, par un -25 venteux, la proximité du parking n’est pas un confort négligeable.

Si les plus grands pourvoyeurs de « Kleenex » sont les bureaux de placement (nom local des sociétés d’intérim), ces marchands de viande ne sont pas les seuls. Les grosses entreprises embauchent souvent sous contrat temporaire ce qui leur permet d’éviter d’offrir des avantages sociaux à une partie de leurs salariés. Dans la même entreprises se côtoient ainsi 3 types d’employés : les syndiqués, hyper-protégés et bénéficiant de tous les avantages sociaux (en général les effectifs de production), les employés permanents non-syndiqués (employés administratifs) et le sous-prolétariat, les employés temporaires.

Alors que la législation française encadre très strictement la pratique de l’intérim, la législation en vigueur au Québec est quasi inexistante. Voici ce qu’on peut lire par exemple sur le site de la société Adecco France :

En cas d’arrêt de travail pour accident du travail (inférieur ou égal à 21 jours), maladie, hospitalisation ou maternité, le régime de prévoyance prévoit des indemnités journalières complémentaires à la Sécurité Sociale pour vous-même et votre famille. Comment en bénéficier ?
-  En cas de maladie, d’accident du travail, d’accident de trajet ou de congé maternité, justifier de 590 heures dans le Travail Temporaire, (dont 150 heures chez Adecco) au cours des 12 mois précédant l’arrêt de travail (ou 1400 heures au cours des 24 derniers mois).

Le même paragraphe en version Adecco Canada :

Congés de maladie : En cas de maladie, avisez-nous au plus tôt ; en effet, après 560 heures de service continu, nous considérons, cas par cas, les congés de maladie.

...et c’est tout. Au Québec, les congés de maladie pour les intérimaires, c’est « à la tête du client ». À la lecture de ces deux extraits, on mesure l’abîme qui sépare les législations des deux pays.

En ces temps de débats autour du CPE en France, certains croient que la libéralisation du marché du travail est la seule voie pour résorber le chômage endémique de l’hexagone. Lorsque je vois le résultat de décennies de politiques libérales au Canada, je suis plus que perplexe. Malgré un droit du travail ultra-léger, une liberté totale de licenciement et une extrême flexibilité de la main-d’œuvre, les résultats sont très loin d’être concluants.

Le taux de chômage de la région de Montréal, qui regroupe 40% de la population totale du Québec et qui est le principal pôle économique de la province, tourne autour de 9.5%. Malgré tous les cadeaux financiers et législatifs faits aux employeurs, la performance de cette société n’est pas plus brillante que cela. Et parmi la population active, on trouve de plus en plus d’employés « Kleenex », d’emplois de mauvaise qualité, mal payés, précaires et n’offrant aucun avantage social.

Avant de venir vivre en Amérique du nord, j’aurais pu me laisser convaincre que les politiques néolibérales étaient susceptibles d’améliorer le sort des gens. Mais j’ai vu le libéralisme en marche. Je suis à présent persuadé que ce n’est pas la solution et qu’au contraire, ces politiques dégradent souvent le bien-être général au profit de quelques-uns. Ceux-là sont particulièrement discrets ici. On ne les voit jamais défrayer la chronique. Seules les énormes maisons en bordure du fleuve devant lesquelles sont garées deux ou trois véhicules de grand luxe trahissent leur présence. « Pour vivre heureux, vivons cachés », n’est-ce pas ?...

13 commentaires

Les employés-Kleenex 15 juin 2007 1  rép.

 smiley Eh bien, ça ne donne vraiment pas envie d’aller bosser au Quebec, de ce point de vue, on est heureux de vivre en France ! Vive les 5 semaines semaines de congés payés et le code du travail !!!

Ils auraient dû faire des manifs monstres depuis longtemps pour exiger un droit du travail digne d’un pays riche et developpé ! Ils n’ont sans doute pas cette culture des luttes sociales que l’on connaît en France, et c’est ça le drame pouir eux : c’est dans la rue, par le rapport de force, que l’on obtient le plus de resultats !!! A mediter...

Les employés-Kleenex 19 juin 2007

Tu ne sais pas de quoi tu parles. nous avons un code du travail et peut etre pas 5 semaine de congé mais pas mal plus de congé férié qui, si tombent un samedi ou un dimanche sont reporté au lundi suivant ce qui n existe pas en france ... la totale de tout ca se rapproche de tes 5 pauvre petites semaines !!

Les employés-Kleenex 3 avril 2007 RAZGOVOR 1  rép.
Bonjour Jean Claude, je tombe par hasard sur votre Blog, vous faites un juste portrait du Québec d’aujourd’hui. Je suis aussi une immigrante française,arrivée depuis des dizaines d’années. Tout était plus facile il y a trente ans. Et le système de santé très apprécié. Et l’emploi un peu plus facile d’accès aux immigrants. Il y est vrai que pour les professionnels, médecins, ingénieurs, notaires, c’est l’enfer. Je suis vice présidente de l’association des corses du Québec à Montréal.. et j’ai rencontré plusieurs jeunes de 25 à 30 ans qui ont vraiment été déçus de ce que la société Québécoise avait a leur offrir. Mais pourquoi les français immigrent-ils encore aujourd’hui ? ça va si mal que cela en France ? qu’est ce qui a motivé votre départ de la France ? J’y vais régulièrement, j’ai des amis à Paris.. et il semblerait que les français ne veulent plus travailler... dites moi c’est le nom que l’on donne aux employés temporaires ? les "employés Kleenex" ?

-----> Les employés Kleenex.

Les employés-Kleenex 16 août 2007 rom2A

message s’adressant a RAZGOVOR. Bonjour, je suis tombé part hasard sur votre message sur les employés kleenex. j’habite actuellement à porto vechio plus precisemment à muratello. j’exerce la profession d’infirmier liberal ; j’ai un diplôme d’infirmier de bloc et je me renseigne pour peut être aller vivre au quebec. Je suis marié avec deux enfants (7 ans, 2ans 1/2). Cela vaut-il le coup pour une personne comme moi de traverser l’atlantique ? Le québec n’est il pas devenu une illusion, une terre moins hospitalière que l’on veut bien nous faire croire ? J’ai regardé des documentaires notamment celui qui s’intitule "l’illusion tranquille" et qui semble démontrer que le quebec soit presque aussi mal lotti que la france. Mais rien ne vaut l’opinion d’une personne vivant sur place. J’espère que vous repondrez à ce courriel et que nous pourrons communiquer afin que je me fasse une petite idée du québec même si un séjour sur place me parait plus adequat. Cela est prevu dans un futur tres proche. Dans l’attente de votre reponse, je vous dis au revoir de la corse du sud et vous donne le bonjour de toute la corse.

-----> les employes kleenex

L’origine des employés Kleenex 29 janvier 2007 Samy Kijner

Cher ami (je suis un vieil expatrié),

Ce que tu décris là existe absolument dans tous les pays, et toutes les structures humaines. En France, la loi régit les critères de licenciement à l’avantage des plus anciens. Les syndiqués sont aussi les plus protégés dans les grandes entreprises (surtout étatiques). Les plus jeunes vont actuellement de CDD en CDD, etc, etc.

Ce mécanisme est lié à la nature humaine, qui refuse la mise en concurrence permanente (qui est le coeur de la pensée libérale, et non l’exploitation de ceux en position de faiblesse). Cette nature humaine, exige la mise en place de lois nécessairement arbitraires, afin d’essayer de maintenir ceux qui sont déjà en place.

Cela était plus facile à réaliser, lorsque la concurrence internationale se limitait à l’Occident (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Pacifique, Japon). En fait, il s’agissait des pays les plus technologiques, à la fin de la seconde guerre mondiale. Ces pays ont profité des échanges internationaux, au détriment du reste du monde (Afrique, Asie, Amérique latine, et bloc soviétique).

Depuis le choc pétrolier de 73, l’émergence de l’Asie de l’Est, de l’Europe de l’Est après 89 (les nouveaux entrants dans la CEE), et plus récemment de la Chine, condamnent à terme ces avantages finalement temporaires. Mais suivant le principe évoqué précédemment, la société refuse de s’adapter à la même vitesse, que les consommateurs changent leurs habitudes d’achat, à l’origine du bouleversement. En effet, qui veut acheter des objets plus chers, au nom de la défense d’emplois d’inconnus, qui ne leur en seront jamais reconnaissants ?

Conclusion : nous avons surtout profité de l’incompétence de nos concurrents. Aujourd’hui, le balancier va dans l’autre sens, et si nous ne nous adaptons pas suffisamment rapidement, nous descenderons encore plus bas. La France est un bel exemple de refus des réalités, avec le traitement du chômage par la création d’emplois fonctionnarisés. Le fonctionnaire est un produit inexportable, car dépendant de lois nationales, ainsi qu’évoquées précédemment.

Bref, la nature humaine aime la concurrence, lorsqu’elle est à son avantage, mais pas dans le cas inverse. Ceci est parfaitement logique au niveau personnel, mais pas au niveau de l’ensemble du jeu (les échanges internationaux). C’est pourquoi, il existe un mouvement intellectuel en Occident, qui réclame la modification des règles antérieures, pour en imposer de nouvelles, afin de conservers ses avantages acquis.

Une telle approche est régressive (malthusienne), mais se cache sous des discours progressistes, qui permet leur reprise par une bonne partie de l’intelligentsia des pays en voie de développement. Ils démontrent au passage, la persistance d’un mécanisme subtil de colonisation.

Malthus a été remis au goût du jour par le club de Rome, qui annonce la fin proche des ressources mondiales, depuis près de 40 ans ! En fait, ces intellectuels ne croient pas dans la capacité d’adaptation de l’homme, et raisonnent de façon purement linéaire. Ce qui est inapplicable aux systèmes vivants, comme le sait tout scientifique travaillant dans ce domaine.

Les employés-Kleenex 18 décembre 2006

En France, quand t’es riche, t’es un connard, quelqu’un qui exploite les autres. Les sociétés on tellement de charges sociales qu’elles n’osent plus engager. D’ailleus Johnny Halliday vient de quitter la France pour la Suisse. 60% d’impots pour les riches. Pas étonnant que les entrepreneurs foutent le camps aussi.

Et les gens vont chez le médecin pour se faire prescrire de l’aspirine, afin d’économiser 2 euros ! Bravo la solidarité !

Mieux vaut être tous pauvres, plutot qu’il y est un salot qui soit plus riche que les autres.

Les employés-Kleenex 4 novembre 2006
Je suis résidant permanent depuis 20 mois et il ne m’a fallu guère de temps pour me rendre compte de toutes ces choses. Moi-même, grâce à l’immigration je peux voir la force de l’europe. J’ai été camionneur pour une entreprise québécoise. Je faisais la côte est des Etats Unis. En apparté, J’étais plus considéré comme un extraterreste par les camionneurs québécois que par les camionneurs américains. On sait très bien que la majorité des marchandises transite par la route. L’industrie du camionnage est en manque de main d’oeuvre. Et bien que fait l’industrie du camionnage, elle "flingue" littéralement son personnel. C’est roule, roule, jusqu’au burnout. Les gars n’ont pas le choix sinon dehors on en trouvera un autre et puis s’il se plante sur la route et qu’on se rend compte qu’il travaillait avec trois log book, et bien c’est lui qui est responsable pas l’entreprise il avait qu’a respecté la loi. Un vrai non sens... smiley
Et dans le Canada "anglais" ? 25 août 2006 1  rép.

VAUT-IL DONC MIEUX S’INSTALLER A TORONTO ? ...pour quelqu’un qui parle anglais couramment et quotidiennement (sans accent français), qui a un esprit d’entrepreneur et qui a un diplôme nord-américain (USA) ?


Une fois au Canada je souhaite soit démarrer une activité immobilière indépendante (l’immobilier est le secteur dans le quel je souhaite m’installer définitivement), soit chercher un poste dans une entreprise canadienne cherchant à se développer en Asie.

Je suis un bi-national français et italien né en France, vivant au Japon depuis 12 ans, 35 ans, avec un diplôme français de l’IEP Paris (Sciences-Po) et un MBA de l’Université de Chicago-USA. Je suis propriétaire d’une petite société de Consulting basée au Japon).

J’étais à Montréal le mois dernier et j’envisage de m’installer au Canada (mais pas forcément au Québec) sous 2 à 3 ans après 15 ans en Asie (une zone très active, excitante, mais à la longue éreintante, surtout si l’on approche la 40aine et que l’on rêve d’espace et de nature...et de gens qui ont des valeurs un tant soit peu communes à vous).

La question que tout cela me fait me poser est :

VAUT-IL DONC MIEUX S’INSTALLER A TORONTO ? ...pour quelqu’un qui parle anglais couramment et quotidiennement (sans accent français), qui a un esprit d’entrepreneur et qui a un diplôme nord-américain (USA) ?

Julien

Et dans le Canada "anglais" ? 24 octobre 2006

Ce site vous donnera une idée sur ce qui se passe au Canada anglais. Même calvaire dans une autre langue

www.notcanada.com

Les employés-Kleenex 9 juin 2006 frank 1  rép.
Viens en france gagner 1300, 1400 euros par mois (et encore je vois large) comme 70% des francais !!! tu verras,, tu vas t’eclater grave !!en sachant que le litre d’essence est a 1.40 euro (2 dollars) et les loyers je t’en parle meme pas !!!! et un ptit resto bien modeste pour te faire plaisir de temps en temps t’en couteras 15 ,, 20 euros soit une trentaine de dollars il me semble !!!! qualité de vie , qualité de vie !! ok ok pour ceux qui gagne 3000 euros par mois et qui seront licenciés a 50 balais car trop honereux pour l’entreprise comme une vieilles chaussettes !!! ici aussi amuse-toi a recherche du boulot apres 50 ans tu verras il s’eclatent les cinquantenaires !!!!!!!!! bien cordialement
Les employés-Kleenex 9 juin 2006 Jean-Claude

À Montréal, 40% des salariés (je dis bien presque la moitié) gagnent moins de 20000$ bruts annuels, ce qui fait 14000 Euros. Je n’en dirai pas plus...

Les employés-Kleenex 10 mai 2006 MAPPAMUNDI

&quot ;Avant de venir vivre en Amérique du nord, j’aurais pu me laisser convaincre que les politiques néolibérales étaient susceptibles d’améliorer le sort des gens. Mais j’ai vu le libéralisme en marche. Je suis à présent persuadé que ce n’est pas la solution et qu’au contraire, ces politiques dégradent souvent le bien-être général au profit de quelques-uns. Ceux-là sont particulièrement discrets ici. On ne les voit jamais défrayer la chronique. Seules les énormes maisons en bordure du fleuve devant lesquelles sont garées deux ou trois véhicules de grand luxe trahissent leur présence. « Pour vivre heureux, vivons cachés », n’est-ce pas ?...&quot ;

Une fois de plus entièrement d’accord avec ta conclusion. Effectivement, les politiques néolibérables ne font qu’accentuer les disparités et précarisent les situations à un point tel que les écarts se creusent et que la classe moyenne se paupérise de plus en plus. Le Québec est une arnaque pour moi. De beaux discours, une force marketing mais surtout un pays pauvre.

Les employés-Kleenex 1er avril 2006 JC (l’autre )
Ce qui se passe en France est à la lecture de cet excellent article , encore plus ridicule... HELIANTHE

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